LE BERCEAU DU CHEVAL
Le cheval tient une place importante dans le chef-lieu de canton du Plain.

Si Colbert fonda les premiers haras, c’est bien sous Napoléon ( 1806) que le haras national de Saint Lô mit ses étalons à la disposition des fermiers pour la saillie de leurs poulinières. Une décision préfectorale de 1862 demanda de les regrouper dans des écuries ; dans de bon nombre de chef-lieux des haras sont construits ! Pendant des décennies, Sainte-Mère-Eglise a vu les poulinières venir au haras (les vans ont fait disparaître le beau rythme des sabots sur la chaussée).

C’est dans cette ville qu’ a été conçu « Ibrahim » issu de Vaillante et de Last Orange, Té last Orange en normand appartenant à R Haize et qui est le « cheval Dieu » selon J. Bougie, « le premier cheval d’une trilogie complétée par Almé et Jalisco à l’origine du renom mondial du cheval de sport et de race Selle Français. Le haras de St-Lô dispose actuellement d’un trentaine d’étalons pour les chevaux de sport, de course de trait. Ils font la monte dans une dizaine de stations de la Manche et du Bessin, de moins en moins la monte en main car on pratique de plus en plus l’insémination artificielle.

Chaque année à Pâques, le concours d’obstacles de Ste-Mère-Eglise rassemble au cours d’une épreuve de 3 jours les meilleurs cavaliers nationaux ou internationaux !